Des femmes et des sectes dans le discours colonial au Congo

Des femmes et des sectes dans le discours colonial au Congo

Aurélie Bouvart, guest

Les préoccupations coloniales majeures qui se sont posées au sujet des femmes colonisées. Les « sectes secrètes » ont à ce titre polarisé une série d’anxiétés à charge du genre féminin en situation coloniale, telles que la prostitution, l’obscénité, les maladies vénériennes et la dénatalité qui sont autant de motifs qui ont participé à minoriser et disqualifier les femmes. La réflexion sur deux stéréotypes particulièrement puissants, celui de la femme « bête de somme » et celui de la femme « prostituée », qui ont alimenté l’imaginaire colonial, a permis de mettre en lumière les enjeux liés aux rapports de genre et de race, tels qu’ils se sont cristallisés dans un contexte sécuritaire face à l’émergence de « sectes secrètes » au Congo belge. Ces représentations stigmatisantes des femmes ont concouru à invisibiliser leur rôle social et thérapeutique qui s’est exercé et s’exerce encore aujourd’hui en Afrique subsaharienne au travers d’un ensemble de rituels initiatiques.

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